mardi 31 décembre 2013

The Jesus & Mary Chain - Barbed Wire Kisses




THE JESUS AND MARY CHAIN - BARBED WIRE KISSES (1988)
Blanco Y Negro - 242319-1 - (Germany)

Cette compilation des frères Reid, seuls "concurrents" valables des Gallagher en matière d'arrogance et d'apathie, mais doués d'un indéniable talent de composition, rassemble des out-takes de leur superbe Darklands, des versions acoustiques ainsi que du live et des démos. Dès les premiers larsens de "Kill Surf City", on est violemment projeté dans l'univers délicieusement noisy de William et Jim, on se heurte de plein front à ces couches de guitares saturées, à ces vocaux aussi noirs que la pochette du disque pour se révéler bien plus lumineux sur certains morceaux. 

On plonge dans un univers souterrain, obscur et obsédant, dans les tourments et les obsessions des deux frangins auxquels leur musique sert ici de parfait exhutoire. Aux titres sombres succèdent des plages plus sereines sur lesquelles nos Ecossais échappent à leurs démons et chantent un timide espoir, affichent une soudaine sérénité... pour ensuite replonger dans le bruit et la noirceur savamment orchestrés. 

De "Kill Surf City " à "Bo Diddley Is Jesus" en passant par "Just Out Of Reach", le "tube" "Sidewalking" et sa basse d'intro totalement hypnotique ou encore "Upside Down", cette compilation nous offre, en vingt titres indispensables, un voyage dans le monde de ces deux frangins aussi géniaux que dérangés. 

Un voyage dont on ne sort pas indemne et qui nous fait sombrer dans la folie, le rapprochant en ce sens du superbe Plug des Biterois de Sloy, dans un registre peut-être plus sombre, moins "possédé" mais aux effets similaires sur l'auditeur. Un grand disque de plus à l'actif du groupe, influence avouée ou non de nombreux groupes actuels ou disparus. (Thurstonwill - Xsilence).



TRACKLIST :

A1Kill Surf City3:13
A2Head3:52
A3Rider2:11
A4Hit3:29
A5Don't Ever Change (Darklands Out-Take)3:35
A6Just Out Of Reach3:06
A7Happy Place2:23
A8Psycho Candy2:59
B1Sidewalking3:34
B2Who Do You Love4:04
B3Surfin' USA2:58
B4Everything's Alright When You're Down2:39
B5Upside Down2:59
B6Taste Of Cindy (Acoustic Version)2:01
B7Swing (Darklands Out-Take)2:28
B8On The Wall (Porta Studio Demo/F.Hole)4:50


video

lundi 23 décembre 2013

Niagara - Religion



NIAGARA - RELIGION (1991)
Polydor - 511 155-1 - LP+EP - (France)

Avec cet album, le groupe nous livre un opus rock, quasi metaleux. le premier titre "Le ciel s'est dechiré" commence avec des cuivres, s'ensuite très rock et très célèbre "J'ai vu" puis, "Chemin de croix" avec cuivres, voix rock et guitares hard-rock. 4eme titre "Pendant que les champs brulent", tempo lent mais voix claire, belle, sensuelle de Muriel, je ne me suis pas trompé a l'époque en assistant a un excellent concert de cette tournée. "Au dela de la riviere" avec de la slide guitare apparemment, le titre est entrainant, puis du piano, il peut paraître un peu cui-cui au niveau du refrain, serait-ce une sorte d'humour décalé, c'est bien sympa et cet album restera pour moi leur meilleur. Puis "Chien rouge" et la c'est bien rock de nouveau. Bonne guitares, refrains et cuivres, tout est au rendez-vous. Puis "Psychotrope" dont il me semble qu'ils avaient sorti le clip tout comme celui de "J'ai vu" d'ailleurs. Vous connaissez donc probablement ces 2 titres. Donc "Psychotrope" toujours rock/cuivres/refrains accrocheurs, parfait. "La vie est peut-etre belle" commence très faiblement vocalement parlant mais vous savez quelle voix Muriel est capable de prendre sur des titres lents ou elle vous charme de sa voix. Arrive "L'âme des vandales", sympas les paroles, les cuivres, c'est rock mais pas rock endiablé. Cela reste très beau cependant. Avant dernier titre, pardon a mes ennemis commence en ballade. Mais c'est toujours bien beau voix/cuivres/guitares et plus rock sur la fin. "Ma vie est un serpent au coeur froid", rock, guitares rock ainsi que voix, pas endiablé pour le moment mais est-ce que ca va finir en apothéose? A noter presence de cuivres et d'harmonica, on retrouvera ce dernier instrument sur quelques titres. Ca s'acheve en quasi-apothéose avec 11 titres et une duree de 41'34 minutes.


TRACKLIST:

A1Le Ciel S'Est Déchiré4:11
A2J'Ai Vu3:52
A3Chemin De Croix4:35
A4Pendant Que Les Champs Brûlent4:01
A5Au-Delà De La Rivière3:25
B1Chien Rouge3:52
B2Psychotrope3:20
B3La Vie Est Peut-Être Belle3:26
B4L'Âme Des Vandales3:55
B5Pardon À Mes Ennemis3:34





Billy Idol - Whiplash Smile



BILLY IDOL - WISHPLASH SMILE (1986)
Chrysalis - CDL 1514 - (UK)
Pour Billy Idol, c’est le moment de surfer sur la vague du succès de « Rebel yell ». La pochette de l’album ne laisse planer aucun doute, Billy et Steve ont choisi la voie de la continuité en cette année 86. A l’époque c’était la classe !

L’agressif titre qui ouvre les hostilités du skeud « World’s forgotten boy » fait la part belle aux interventions si caractéristiques de Steve Stevens. C’est calibré, carré, sans réelles surprises mais toujours aussi efficace. Excellent refrain à signaler. Assurément le morceau de bravoure de l’album.

L’intro à la Vangelis et la boîte à rythme perturbent quelque peu le morceau suivant « To be a lover », les chœurs féminins lorgnent vers une pop plus teintée de dance. C’est pourtant le hit single de l’album, dans une veine qui me convaincra moins que ses prédécesseurs – je ne suis pas le seul ! -.

Une nouvelle porte s’ouvre avec « Sweet sixteen » au doucereux ton de l’adolescence, les licks habituels de Stevens sont soutenus pour l’occasion par une guitare folk cristalline. La mélodie est imparable, les étonnantes réminiscences lorgnent vers un rock californien proche de Chris Isaak, une ambiance feutrée, carrément smooth. On retrouvera d’ailleurs plus loin une caractéristique guitare shadow sur « All summer single ».

Les rythmiques de « Man for all season » et de « Fatal charm » sont bien rentre-dedans, comme il convient à des personnages aussi « cartoonisés » que Steve et Billy, le premier se taille la part du lion et intègre de plus en plus d’éléments à son jeu original, fluidité et inventivité étant les maîtres mots de son style incomparable –comme ce petit soli acoustique de folie sur « Man for all season »-.

Il y a indéniablement une baisse globale dans le niveau des compositions mais elles remplacent cette lacune par une plus grande diversité, et une volonté délibérée de créer des atmosphères différentes. Alors bien entendu, le défaut de la cuirasse pour des oreilles du 21eme siècle, c’est ce son si emblématique des 80’s. Il faudra sans doute attendre encore un peu pour le voir regagner les lettres de noblesse qu’il mérite…. Dieu que ces années 80 ont du mal à se débarrasser d’une réputation « superficielle » qui leur colle à la peau. Billy Idol est l’archétype, le symbole de ces années.

La guitare reprend du service actif sur « Dont need a gun », compo efficace et synthétisant à merveille tous les aspects de la musique créée par Idol et Stevens.

Des moments plus faiblards émaillent cependant ce skeud, « Beyond belief » ou « All summer single » ne me parlent en aucune manière.

Malgré le succès du single « To be a lover » au Billboard, cet album ne tient pas la route face à son prédécesseur. Il annonce malheureusement la pente descendante qui s’ouvre devant Billy, malgré un talent certain. Celui-ci ne va d’ailleurs pas se priver d’une descente aux enfers de la drogue dans les années qui vont suivre, descente dont il ne sortira que par miracle.

L’album qui amorce le déclin de Billy Idol. (Erwin).


TRACKLIST:


A1Worlds Forgotten Boy5:40
A2To Be A Lover3:51
A3Soul Standing By4:35
A4Sweet Sixteen4:14
A5Man For All Seasons4:38
B1Don't Need A Gun6:15
B2Beyond Belief4:00
B3Fatal Charm3:51
B4All Summer Single4:33
B5One Night, One Chance3:52







Bruce Springsteen - Born In The USA




BRUCE SPRINGSTEEN - BORN IN THE USA (1984)
CBS - 86604 - (UK)

Les circonstances dans lesquelles parait le septième opus du Boss Bruce SPRINGSTEEN sont pour le moins optimales. Son statut de superstar est acquis, ses précédents albums l’ont statufié de son vivant avec le classique The river puis l’intimiste Nebraska, véritable remise en question personnelle. Tout a donc déjà été fait par le natif du New Jersey. La partie s’annonce difficile. Le seul but est de « mieux faire »… Le E Street Band au complet est derrière son patron, des cohortes de fans attendent cet album annoncé comme une pièce maitresse. La scène est en place, le rideau va se lever. La photo de couverture annonce une sacrée couleur patriotique. Quelques esprits rieurs prirent un malin plaisir à lancer la rumeur que Bruce faisait son petit pipi sur le drapeau à cette occasion, d’où cette splendide photo de son derrière qui du malgré tout réjouir une bonne partie de sa fan base féminine.

« Born in the USA » le morceau éponyme amorce le skeud , avantageusement lancé par une vidéo live nous présentant un Boss agressif et tonique, comme on l’aime. Comme il se doit, la chanson sera incomprise du grand public qui y voit une ode à la gloire des USA, alors que Bruce souhaitait au contraire stigmatiser toute la démesure de la politique étrangère de son pays. Excellent titre devenu depuis un classique de la musique populaire, elle vaut à son auteur de fantastiques retombées financières et reste emblématique du disque.

Dix morceaux sur les douze composant le LP vont servir de porte-étendards avec plus ou moins de fortune dans les billboards mondiaux. « Cover me » et « Dancing in the dark » seront les principaux succès. On se souvient de la vidéo en « live » tournée par le grand Brian De Palma, présentant un SPRINGSTEEN tout mignonnet, souriant et affable, invitant la toute jeune Courtney Cox pour une petite danse impromptue sur la scène. Un titre calme et atmosphérique, taillé pour les tops. Le second « Cover me » est beaucoup plus rock, un lick de guitare et un splendide solo du Bruce himself en forment l’ossature. « No surrender », sur un autre tempo très rock, rencontrera moins de succès malgré un refrain très sympa (parfois les arcanes de la réussite d’un morceau sont bels et bien incompréhensibles).
La joyeuse « Glory days » fera aussi un beau carton au box office, pour un titre racoleur mais au ton insouciant finalement agréable.

Mais les plus belles chansons de ce skeud incomparable sont encore ailleurs : « Bobby Jean » obtient la palme de l’élégance grâce à un lick de piano flamboyant et qui entraîne tout sur son passage. Sublime comptine positive, toute ensoleillée d’amitié puisqu’on la sait dédié au départ de son lieutenant Steven Van zandt. Soulignons la superbe ligne de saxophone de Clarence Clemons qui y tient une place prépondérante.
« I’m goin down » est l’antithèse, la sœur dépressive de la précédente, sur une rythmique lancinante, Bruce place un chant de désespoir qui n’égale que la grandiose tristesse de l’œuvre. Assurément mes deux chansons préférées de l’album. Inoubliables.
Les très intimistes « My hometown » et « I’m on fire » nous replongent dans les multiples influences du boss, toujours avec le même plaisir. Il n’y a pas le moindre temps faible sur cet album, le meilleur de sa carrière.

Quel classe tout de même! On peut difficilement se montrer sévère avec ce skeud qui touche le sublime sous bien des aspects. Il fut en outre suivi d’une impressionnante tournée mondiale pendant laquelle le Boss ne fit qu’entériner son statut de performer ultime… Comme de bien entendu, après une œuvre majeure, la suite est bien souvent ardue. Et elle le sera… Malgré une qualité omniprésente dans toute sa discographie.
Mais il nous reste le plaisir de cet album parfait au titre emblématique Born in the USA, avec toutes ses contradictions : les rêves, les espoirs que cela suscite, et une réalité tangible décrite par un Américain moyen. (Erwin).


TRACKLIST :

A1Born In The U.S.A.4:39
A2Cover Me3:26
A3Darlington County4:48
A4Working On The Highway3:11
A5Downbound Train3:35
A6I'm On Fire2:36
B1No Surrender4:00
B2Bobby Jean3:46
B3I'm Goin' Down3:29
B4Glory Days4:15
B5Dancing In The Dark4:01
B6My Hometown4:33





The Mission UK - Children



THE MISSION UK - CHILDREN (1988)
Mercury - MISH2 - (U.K.)

Children, second opus (si l'on ne tient pas compte de The First Chapter, compilation de singles) de The Mission, comprenant des membres de The Sisters Of Mercy, est certainement le plus sous-estimé de la première période (leur âge d'or). Produit par John-Paul Jones –leur Jean-Paul à eux–, ancien bassiste de Led Zeppelin, d'ailleurs l'une de leurs influences principales (bien qu'on ne puisse en aucun cas les taxer de plagiat comme cela a été injustement fait), il bénéficie d'un son ample, certains diront grandiloquent voire emphatique, même si les superbes parties de guitare de Simon Hinkler ne sont pas à mon goût assez bien mises en valeur.

Cet album est mon préféré de 
The Mission. Les mélodies sont finement ciselées, les guitares –tantôt tranchantes tantôt cristallines– magnifiques, soutenues par une basse et une batterie puissantes mais pas lourdes. On est parfois à la limite du heavy metal, mais cette limite n'est jamais franchie, bien qu'on trouve une reprise (excellente) d'Aerosmith. Et l'album devrait ravir les amateurs de U2, Echo and the Bunnymen ou Cure. "Beyond The Pale", l'un des meilleurs morceaux du groupe, un chef-d'œuvre absolu, avec son riff imparable, emporte tout sur son passage. "Tower Of Strenght", avec un synthé très orchestral joué par John-Paul Jones himself et une coloration orientalisante, monte progressivement en puissance pour confiner au sublime. "Black Mountain Mist", à la guitare acoustique et à la harpe celtique, est une magnifique ballade, co-chantée par Julianne Regan (All About Eve, groupe lié à The Mission par bien des aspects).

En bref, ce monument est un album à (re)découvrir d'urgence, et j'envie les petits chanceux qui n'ont pas encore eu cette chance ! (Gaylord).


TRACKLIST :


A1Beyond The Pale
A2A Wing And A Prayer
A3Heaven On Earth
A4Tower Of Strength
B1Kingdom Come
B2Breathe
B3Child's Play
B4Shamera Kye
B5Black Mountain Mist
B6Heat
B7Hymn (For America)







samedi 21 décembre 2013

Led Zeppelin - Coda



LED ZEPPELIN - CODA (1982)
Swan Song - 79.0051-1 - (France)
L'histoire zeppelinienne se termine un triste 25 septembre de l'année 1980 : John Bonham est retrouvé mort dans sa chambre après une beuverie (de plus …) cette fois-ci mortelle … Pendant quelques temps, chacun va rester (pas tout à fait) inactif …surprise donc en cette année 1982, il reste des inédits de zeppelin ? oui ! il faut dire que le groupe n'avait pas l'habitude d'enregistrer des kilomètres de bande pour sortir un album …

Ce dernier est donc à prendre comme un témoignage de ce que zeppelin jetait aux oubliettes, considérant que ces titres n'étaient pas à la hauteur … !!! 8 titres forts, dont certains étaient connus du public ("we're gonna groove" était joué sur scène lors des premières tournées, la version de "I can't quite you babe" est inédite, mais le morceau figure sur le I) la plupart, les six autres, étant de vrais inédits pour l'époque …
3 titres des sessions de IN THROUGH THE OUTDOOR, "ozone baby", "darlene", "wearing and tearing" (ce dernier sera joué par Plant en concert durant sa carrière solo …) et c'est là que le bas blesse !!! que font ces titres ici ???!!! (dit-il fâché) Ces trois titres auraient eu leur place sur ce disque sorti en 1979 … et n'y sont pas !!!

Incroyable comme erreur de jugement !!! Darlene est un rock-boogie furieux, wearing and tearing montre bien que zeppelin n'avait pas été insensible au mouvement punk, ozone baby est un morceau qui démontre que Page avait encore des choses à dire point de vue guitare … voilà le disque qui vous fait regretter d'avoir acheté le précédent …. Les morceaux inutiles sur IN THROUGH THE OUTDOOR COMME " south bound saurez" ou "hot dog" auraient dû partir à la poubelle !!! et ceux dont j'ai parlé plus haut auraient dû prendre leur place !!!
Les trois derniers morceaux sont pas mal non plus : Poor Tom de 1970 est un prolongement des ambiances du III, Walter's walk date de l'époque HOUSES OF THE HOLY et Bonzo's Montreux est une étude rythmique de Bonham qui date de 1976.

C'est donc un disque à redécouvrir … et à méditer : il montre qu'on peut se tromper quant aux choix des titres qui doivent se retrouver ou non sur un disque …l'essentiel étant bien sûr pour le fan de tout posséder ! (Thierry).


TRACKLIST:


A1We're Gonna Groove
A2Poor Tom
A3I Can't Quit You Baby
A4Walter's Walk
B1Ozone Baby
B2Darlene
B3Bonzo's Montreaux
B4Wearing And Tearing