mercredi 30 octobre 2013

Jean-Louis Murat - Cheyenne Autumn



JEAN-LOUIS MURAT - CHEYENNE AUTUMN (1989)
Virgin - 70674 (France)
Album de la résurrection, Cheyenne Autumn (le titre est emprunté à un western de John Ford), est le premier grand classique du chanteur auvergnat. 

«  Si je devais manquer de toi », choisi avec succès par Virgin comme single introductif, annonçait d’emblée la couleur. Le disque s’avère une impressionnante collection de tubes, plus que tout autre album de Jean-Louis Murat : « L’Ange déchu », magnifique bluette spleenétique – plus tard reprise par Julien Clerc –, l’enjoué « Le Garçon qui maudit les filles » et le classique « Te garder près de moi »

Des mélodies simples et instantanément fredonnables, rendues inoubliables par l’empreinte singulière du chanteur, grâce à sa voix traînante et langoureuse, presque sirupeuse. La musique lente et paysagère se colore de rythmes bossa nova sur « Le Venin » (un genre essayé une dernière fois sur Le Manteau de Pluie avec « Le Mendiant à Rio »), tutoie les éléments naturels sur l’instrumental « Les Animaux ».

Les textes sont empreints d’un classicisme très français dominé par l’équilibre et l’harmonie, et rassemblent tous les thèmes chers à l’auteur, notamment le désarroi amoureux ou la métaphore animale (« Le Troupeau »).

Beaucoup risquent en revanche de trouver très vieillot le son « tout synthétiseur » de cet album ancré dans les années 80. Les arrangements soignés, amples et atmosphériques, signés de Murat et de son fidèle claviériste Denis Clavaizolle, se révèlent pourtant, après quelques écoutes, de parfaits contrepoints au romantisme bucolique des chansons. (J. Pichon).




TRACKLIST :


A1Les Animaux1:03
A2Paradis Perdus4:14
A3L'Ange Déchu3:45
A4Pluie D'Automne2:52
A5Déjà Deux Siècles ... 89 ...1:59
A6Le Troupeau3:07
A7Cheyenne Autumn4:24
B1Amours Débutants4:11
B2Pars3:55
B3Te Garder Près De Moi4:15
B4Le Garçon Qui Maudit Les Filles3:37
B5Si Je Devais Manquer De Toi

4:03






mardi 29 octobre 2013

Placebo - Black Market Music



PLACEBO - BLACK MARKET MUSIC (2000)
Elevator Music - FLOORLP13 (U.K.)

Without You I'm Nothing avait tout dévasté sur son passage. Après un premier album-évènement qui avait renvoyé dos à dos les groupes de pop-rock britanniques et leurs pathétiques guéguerres permanentes, Placebo avait su confirmer l'essai d'une fantastique manière. La rage des débuts avait cédé en partie le pas à une émotion et une intelligence de premier ordre, doublées d'une sensibilité d'orfèvre. De fait, tous les regards étaient braqués sur le groupe: comment allait-il gérer le succès, comment allait-il tenter de dépasser cette performance? Puis le single "Taste In Men" arriva dans les bacs, et on sut que Placebo n'allait en aucun cas tenter de nous refourguer la même formule. 

En effet, "Taste In Men" rompt avec le style habituel du groupe en ajoutant des éléments électro au premier plan. Le titre est porté par des boucles, tant au niveau du clavier que de la batterie, sur lesquelles le chant de Brian Molko vient se poser d'une manière enjôleuse. Si l'aspect hypnotique de la chanson n'est pas révolutionnaire en soi (rappelez-vous de "Pure Morning") le son a subi une transformation radicale. Et en premier lieu il est massif: écoutez cette basse monstrueuse… La production de Paul Corkett est exemplaire sur cet album : chaque titre a été mixé indépendamment pour un résultat aussi varié que pertinent. Le son de guitare tranchant de "Days Before You Came" n'a ainsi rien à voir avec celui de "Haemoglobin" dont la saturation froide et métallique est bardée d'effets. Ce son froid propre à l'électro n'est d'ailleurs pas omniprésent sur l'album : les titres les plus calmes sont chauds, organiques et doux. C'est ce qu'on appelle une production bien pensée car au service des compos avant tout. Chapeau pour ça.

Tant qu'à évoquer les éléments synthétiques, autant préciser qu'ils ne sont pas non plus monovalents: on trouve de tout sur cet album en matière d'approche électro. Si "Taste In Men" ou "Peeping Tom" sont clairement bâtis autour d'effets numériques, ceux-ci sont le plus souvent mêlés au mix des chansons et, discrets, se contentent d'ajouter une touche supplémentaire à la toile peinte par le groupe à chaque compo. "Black-Eyed" est une pop-song classique dans laquelle les nappes de clavier ne servent qu'à enrichir la texture sonore. La ballade piano-voix "Blue American" est pour sa part totalement dépourvue d'un quelconque son synthétique... Au passage ce modèle d'épure est un grand moment d'émotion dans lequel Brian Molko nous démontre une fois de plus son indéniable talent de chanteur, mais aussi d'arrangeur et de mélodiste. Petit moment contemplatif dont l'intensité monte doucement, c'est tout simplement une très, très belle chanson.

Molko peut se targuer en plus d'avoir écrit avec "Blue American" un texte tour à tour touchant et acide qui n'est pas seul dans son genre. Le parolier atteint parfois de jolis sommets de justesse: il touche la misère sexuelle du doigt en décrivant un "Peeping Tom" qui fait vraiment pitié, se fait évocateur d'une terrible violence jamais nommée dans "Haemoglobin" et signe avec "Commercial For Levi" une mise en abyme qui remue tant la sincérité transpire de ces mots simples qu'on lui a tenu et qu'il rapporte : «Si tu continues, tu vas mourir. S'il-te-plaît, ne meurs pas»… "Commercial For Levi" est une chanson douce, comme la plupart de ses consoeurs deBlack Market Music : on retrouve la patte atmosphériques du groupe dans des compositions planantes comme "Passive Agressive" ou "Narcoleptic". Pour le reste il s'agit de chansons pop-rock dans lesquelles la violence et la rage qui animaient le groupe auparavant semblent s'être dissoutes dans la recherche d'écriture.

Car là est le principal défaut de Black Market Music pour ses nombreux détracteurs : il est quand même bien mou du genou. Les seules compos réellement rock sont "Days Before You Came" et "Special K", placées en tout début d'album. Après on trouve les chansons atmosphériques déjà citées et une enfilade de compos pop dans lesquelles seul le son de guitare et son rôle prééminent sont encore rock. Le cas "Haemoglobin" est à part, tant l'ambiance oppressante du morceau est lourde et écrasante. Mais pour le reste on a affaire à du Placebo light, et ceci a considérablement agacé le public rock de la formation. Par contre, pour peu qu'on oublie l'histoire du groupe et qu'on considère Black Market Music comme un simple album de pop musclée, c'est un disque stupéfiant. Les quelques longueurs ou passages fades -"Narcoleptic", "Slave To The Wage"- ne descendent en rien ce recueil de chansons sensibles et pensée qui a extrêmement bien vieilli. Ajoutez un title-track hallucinant planqué en fin d'album (le meilleur titre caché que je connaisse) pour conclure le tout et vous aurez une référence. (Cosmic Camel Clash). TRACKLIST :


A1Taste In Men4:15
A2Days Before You Came2:33
A3Special K3:52
A4Spite & Malice3:37
A5Passive Aggressive5:24
A6Black-Eyed3:48
A7Blue American3:31
B1Slave To The Wage4:06
B2Commercial For Levi2:20
B3Haemoglobin3:46
B4Narcoleptic4:22
B5Peeping Tom5:16

 


mardi 22 octobre 2013

Placebo - Loud Like Love



PLACEBO - LOUD LIKE LOVE (2013)
Vertigo Berlin - 374179-6 - 2 LP 12" Colored Blue

Il est loin le temps où l’on découvrait le nouvel album de Placebo avec fébrilité, impatient d’écouter les nouveaux morceaux de Molko et sa bande. Emotion, attitude et textes subversifs, mélodies accrocheuses, ambiance rageuse ou feutrée. Toute une époque, mon adolescence !
Pour tout dire, j’avais perdu foi en Placebo depuis un moment et ne voyais rien de bon arriver avec ce nouvel album. Le dernier EP paru l’an passé était bien faible, laissant penser à un grand manque d’inspiration de leur part ! Pourquoi un EP ? Etaient-ils en période de doute ? Se cherchaient ils à nouveau ? Placebo aurait il définitivement perdu de sa superbe ?
Voici donc Loud Like Love, nouvel album au titre présageant d’un feu d’artifice de bons sentiments… Mais en surface seulement.
En effet, les sujets évoqués tout au long de l’album ne sont pas forcément des plus joyeux. Egarement d’une génération virtuelle dans le premier single prévisible, peu intéressant et fraichement accueilli «  Too Many Friends  » (dont la vidéo sera réalisée par Bret Easton Ellis) ou la finance dans le racoleur et frondeur « Rob The Bank », dans lequel Molkoincite à piller les banques du monde en entier avant de rentrer baiser, comme s’il n’y avait plus que ça à faire.
Cependant si on laisse de côté ces deux morceaux, le reste de l’album vaut vraiment le coup d’être écouté. Même si les sujets abordés ne sont pas des plus joyeux (rupture, alcoolisme destructeur par exemple), ce nouvel album paraît plus contemplatif, plus ouvert, moins arrogant. Assez proche, émotionnellement, d’un album comme Sleeping With Ghosts(2003).
Par une volonté certaine de toucher au plus grand nombre en évitant de courir après une adolescence perdue et de ce fait risquer de tomber dans l’écueil de l’auto-caricature, Placebo parvient à nous livrer un de leurs meilleurs albums depuis 10 ans. Certes on est loin de l’introspection, de la rage adolescente du premier album éponyme et de l’inégalableWithout You I’m Nothing, mais Brian Molko dévoile ici pleinement cette sensibilité exacerbée et maintenant totalement maîtrisée. On retiendra des titres comme « Exit Wounds »« Hold On To Me »« A Million Little Pieces »,« Begin The End » ou « Bosco »… qui font la part belle à ce que Placebo sait faire de mieux, la justesse et la beauté des mélodies. (Steven).


TRACKLIST :
A1Loud Like Love
A2Scene Of The Crime
A3Too Many Friends
B1Hold On To Me
B2Rob The Bank
B3A Million Little Pieces
C1Exit Wounds
C2Purify
D1Begin The End
D2Bosco







samedi 19 octobre 2013

Joe Cocker - Civilized Man




JOE COCKER - CIVILIZED MAN (1984)
Capitol Records - 2401391 (France)

Joe Cocker signe chez Capitol et il enregistre ce qui reste un de ses meilleurs albums, “CIVILIZED MAN”. Ce disque propose deux faces bien distinctes. Une a été réalisée à Los Angeles par Gary Katz et l’autre a été produite à Nashville par Stewart Levine. Mais si l’approche musicale des deux producteurs est différente, Joe ne montre aucune préférence pour l'un ou pour l'autre.

"Quand j’enregistre un disque, je ne sais pas si je l’aime vraiment. Je ne sais pas si une face est meilleure que l’autre. Je ne peux pas dire si je préfère la face A à la face B. La seule chose que je puis dire, c’est qu’il y a des chansons que j’aime bien. C’est vrai que ça a été un peu compliqué de travailler avec deux producteurs différents. Peut-être que la prochaine fois je n’en utiliserai qu’un seul. Je ne partagerai plus le travail. Mais pour en revenir à cet album, il n’y a vraiment pas une face que je préfère à l’autre." (Extrait de Saga - RTL).


TRACKLIST :

A1Civilized Man3:56
A2There Goes My Baby3:46
A3Come On In4:05
A4Tempted4:15
A5Long Drag Off A Cigarette2:33
B1I Love The Night3:45
B2Crazy In Love3:50
B3A Girl Like You3:08
B4Hold On (I Feel Our Love Is Changing)3:38
B5Even A Fool Would Let Go3:52




Clan Of Xymox - Medusa




CLAN OF XYMOX - MEDUSA (1986)
4AD - 70481 (France)


Clan Of Xymox est une formation qui n'est jamais sortie du statut de groupe underground de la cold-wave des années 80 malgré deux magnifiques albums sortis chez 4AD, l'originalClan Of Xymox en 1985 et le magnifique Medusa (1986) qui nous préoccupe ici. C'est assez compréhensible quand on perçoit la singularité de cette musique, sa poésie éclectique, mystérieuse et réservée à un public averti.

La première chose qui frappe à la première écoute de cet album, c'est le son très particulier, à la fois synthétique, froid et évocateur. On nage dans les brumes gothiques de paysages mélancoliques et éthérés, assez proches au départ de groupes comme Cure, dans une certaine austérité et dans le même temps on sent une montée en puissance tout au long du disque. 

Ces sonorités froides sont trompeuses, elles vous envoutent lentement mais surement, à l'aide d'une rythmique lancinante entrecoupée de thèmes purement instrumentaux, de moments de calme et de contemplation avant les tempêtes sonores et expressives de morceaux comme "Michelle", "Louise" ou encore "Agonised By Love". 

Le son est marqué par l'utilisation d'une base rythmique obsédante dans certains morceaux et par des sons éthérés de type échos, choeurs et voix d'outre tombe ou au contraire diaphane, modifiées à l'aide de synthétiseurs assez classiques de cette période de la seconde moitié des années 80.

On est d'abord séduit, on se dit qu'il s'agit d'une musique ténébreuse mais agréable, dansante et imagée. Mais arrivé à un certain stade, dépassé la moitié du disque, on se rend compte du pouvoir de cette musique, presque malsain et anxiogène, on saisit toute la dimension hypnotique de ces longues plages qui finissent par vous absorber totalement et par vous couper de la réalité extérieure. C'est un véritable voyage dans les méandres de la conscience, qui a néanmoins le mérite de prendre une coloration plus proche d'un romantisme échevelé que d'une morbidité gratuite. Le rêve et la réalité se confondent, on entre dans la mythologie romantique la plus pure et la plus exaltante. 

Cette musique serait très intéressante à analyser pour un musicologue, tellement elle est puissante émotionnellement, par son aspect légèrement psychotrope et sa structure rythmique et sonore. 

Chaque écoute nous fait découvrir des éléments nouveaux, c'est réellement une spirale qui n'en finit pas de s'étendre quand on accepte de rentrer dans cet univers. Et sa dimension littéraire ne peut que ravir les amateurs de musique gothique ou cold-wave. 

Le disque se clôt par le magnifique "Backdoor" aux accords de guitare somptueux, dans une orgie de sons et de choeurs soutenus par un rythme dansant et entrainant. A la fin de cet album, on se sent doté d'une énergie particulière, un certain soulagement d'avoir réussi à transmuter sa mélancolie en allégresse, d'avoir à nouveau réveillé son imaginaire. 

Un bel exemplaire de sorcellerie musicale comme le groupe n'en produira plus par la suite, vaincu par la tentation de l'auto-caricature et par un certain opportunisme commercial destiné à séduire les amateurs d'électro-gothique d'assez mauvais goût. (XSILENCE.NET).


TRACKLIST:
A1Theme I2:52
A2Medusa5:51
A3Michelle2:59
A4Theme II1:42
A5Louise5:15
A6Lorretine3:22
B1Agonised By Love5:16
B2Masquerade3:49
B3After The Call5:53
B4Back Door4:50





mercredi 16 octobre 2013

Prince - Purple Rain



PRINCE - PURPLE RAIN (1984)
Warner Bros - 925 110-1 (France)

Prince est un génie total, un touche à tout mémorable qui, s'il a signé pas mal d'albums peu recommandables dans les années 90/2000, a aussi et surtout été un immense musicien dans les années 80. Prince est également, c'est bien connu, le grand rival de Michael Jackson. Et dans cette bataille pop, si Jackson a remporté la victoire commerciale, c'est indéniablement Prince qui gagne au niveau artistique. Chacun a évidemment son chouchou (perso, je préfère Prince à Michael Jackson), mais on ne peut nier ce fait. Aujourd'hui, attardons-nous, si vous le voulez bien, à un album culte. La BO du film Purple Rain, qui met en scène Prince dans le rôle d'un jeune musicien talentueux et excentrique. Si le film est sympathique mais loin d'être inoubliable, sa BO, elle, l'est. 9 titres, pour 44 minutes grandioses. Ce n'est pas le meilleur disque du chanteur, car Sign O' The Times et Diamonds And Pearls lui sont supérieurs, mais il arrive en bonne troisième position, devant 1999 et l'album éponyme. De quoi faire un bon top 5. Purple Rain est également un album tubesque pour Prince puisque pas moins de trois classiques absolus s'y trouvent: Let's Go Crazy, When Doves Cry et évidemment Purple Rain.

Et c'est justement sur une tube que tout commence. Let's Go Crazy et son ambiance de folie totale. On ne pouvait pas trouver mieux pour démarrer l'album. Production un peu datée, mais rien de grave non plus, pour un morceau immense, qui devait obligatoirement être un carton ! Mention spéciale au final du morceau, titanesque ! Take Me With U est plus calme, plus posée. Sûrement un des meilleurs morceaux de Prince en matière de ballades, il s'inscrit dans un registre pop-rock totalement détendu. Le morceau qui suit, lui, est l'un des meilleurs de Prince toutes catégories confondues... The Beautiful Ones est magnifique, démarrant de manière calme, la chanson se termine en apothéose totale, et il s'agit finalement d'un sommet absolu en la matière. Un de mes titres préférés de Prince, en tous cas: puissant est le mot qui convient ! Difficile de passer après une telle claque pop ! Et oui !

Computer Blue est effectivement un titre mineur. Sympa à la première écoute, il devient vite irritant, à la longue. Pas nul, loin de là, mais anodin. Une des deux chansons mineures de l'album, à mon avis. Ce qui n'est pas le cas du sommet qui suit. Encore un morceau immense, j'ai nommé Darling Nikki ! Chanson sombre, étrange, sulfureuse (en matière de chanson osées de Prince, elle se pose là) et terminant en beauté la face A de l'album, c'est une réussite totale, et plus difficile d'accès que le reste du disque. Il faut plusieurs écoutes pour se l'approprier, mais une fois qu'on l'a dans la tête... le pied total !

Second gros tube de l'album, When Doves Cry. On pourra d'ailleurs s'étonner que cette chanson ait connu un tel succès... car il n'y a pas une note de basse dedans !! Vous en connaissez beaucoup, vous, des chansons grand public sans basse ? C'est en analysant cette chanson que l'on se rend compte de tout le génie de Prince. When Doves Cry est longue, presque six minutes (et réduite à quatre dans sa version single), on y trouve essentiellement la voix de Prince, une base rythmique, et quelques synthés vers la fin. Tout juste. Pourtant, on ne s'ennuie pas une seule seconde ! Il fallait quand même le faire ! La chanson suivante est un petit plaisir coupable personnel. Il est vrai qu'objectivement, I Would Die 4 U ne casse pas des briques, mais pourtant, sa courte durée l'empêche de basculer dans le chiant, et elle devient du coup une chanson très sympa ! En revanche, je n'ai jamais aimé Baby I'm A Star, qui rejoint Computer Blue dans le top des chansons justement pas très top (désolé, je ne recommencerai plus...) de Purple Rain. Trop longue pour ce qu'elle contient, on aurait aimé au minimum une minute en moins. Mais sa durée en fait justement une chanson anodine. Dommage.

Mais il ne serait pas correct de parler ce de disque sans évoquer le bouquet final... Et oui, c'est évidemment Purple Rain. Et là, le silence se fait... 8 minutes incomparables, magistrales, avec un solo de gratte à couper le souffle, honte à celui qui n'a jamais entendu cette chanson... Le plus gros tube de Prince, devant Kiss, Cream ou Little Red Corvette. Un immense morceau que tout le monde connaît forcément. Au final, Purple Rain l'album est à conseiller aux néophytes qui souhaiteraient découvrir Prince. C'est probablement le plus facile d'accès de l'artiste, pas trop long, avec une avalanche de tubes... Bref, privilégiez celui-là plutôt qu'un best-of à la con... Mais les spécialistes ne seront pas déçus non plus par ce disque qui, s'il n'est pas le meilleur de Rogers Nelson, assure quand même vachement... Pour trois titres corrects, on a six sommets: ce n'est pas négligeable ! (Blog'nRock).

TRACKLIST:
A1Let's Go Crazy4:39
A2Take Me With U3:54
A3The Beautiful Ones5:15
A4Computer Blue3:59
A5Darling Nikki4:15
B1When Doves Cry5:52
B2I Would Die 4 U2:51
B3Baby I'm A Star4:20
B4Purple Rain8:45