jeudi 22 janvier 2015

INXS - INXS





INXS - INXS (1980)
Mercury ‎- 838 925-1 - (Netherlands)


Cette jolie peinture naïve représente pour le pékin moyen européen - vous et moi – l’idée que l’on se fait des vacances. Pour un ‘’aussie’’ – traduisez habitant du paradis –, ce n’est que l’image banale du quotidien. Ainsi Bondi beach ou Deewhy beach ne seraient que les endroits ou viennent les kangourous du coin une fois leur journée de travail terminée vers 15.30. Ils y vaquent, nagent, surfent, rescuent – traduisez pratique le rescuing – et font ça tous les jours de leurs vies, tout ça torse poil z’avez vu ? La première idée qui vient à l’esprit de l’homme éclairé normal est donc : qu’est-ce que je fous là, à me les peler pendant que d’autres s’éclatent à mater des culs du haut de leur vague ? Je me pose encore la question …

Quand Andy Fariss, Gary Beers et Michael Hutchence du groupe DOLPHIN DOCTOR joignent leurs forces en cette année 1977 avec le groupe GUINESS du grand frère Tim Fariss où l’on trouve le génial Kirk Pengilly, une alchimie inhabituelle ne tarde pas à s’installer, celles que l’on ne retrouve que parmi les grands combos de notre monde. Le petit frère Jon est inclut dans cette nouvelle entité sobrement intitulée FARISS BROTHER. Les grands frères de MIDNIGHT OIL, par le biais de leur manager et en les prenant régulièrement en première partie vont leur permettre de rapido tirer les marrons du feu, c’est d’ailleurs un roadie des OIL qui propose le nom INXS auquel tout ce petit monde va adhérer.

C’est dans ces conditions très favorables que le groupe se voit allouer un budget de 10 000 dollars par Deluxe Rec – entourage d’AC/DC tout ceci est bien familial- pour enregistrer ce digne premier album. On met souvent du temps pour trouver une identité, mais le groupe de Sydney a déjà la vibe, j’en veux pour preuve leur premier single « Just keep walking » les rythmiques ampoulées de Tim et Kirk, l’arrogance naturelle et sexy de Michael, on est déjà dans le dur du sujet. C’est excellent. Le refrain scandé est un véritable rouleau compresseur qui ne quittera plus jamais votre caboche une fois installé. C’est l’aube de la reconnaissance, le talent est là, indéniable.

« On a bus » introduit cette première œuvre. C’est frais et présente des éléments divers de New Wave, forme musicale dont le groupe sera à ces débuts un des hérauts principaux, dans le même trip « Newsreel babies » est très réussie. S’ensuit un « Doctor » drivé par le Saxophone de Pengilly, qui louche plus du coté d’un Ska influencé par les dingos de MADNESS et que nous retrouverons plus loin sur « Jumping » et « Body language ». J’aime assez « In vain »… Il faut dire que voila un disque que je n’écoute que très rarement, je le redécouvre totalement. Certains titres sont en deçà tels « Learn to smile » ou « Wishy washy », mais c’est le lot commun des œuvres de jeunesse, on tâtonne. Mais avec « Roller skating » on dispose d’un titre pré succès qui laisse deviner les compositions futures qui mettront le monde à genoux, cela reste maladroit, mais les ingrédients sont présents.

Tout ça pour dire que c’est un début prometteur, avec un vrai classique qui plus est : ce « Just keep walking » jubilatoire. On a tout pour faire un groupe légendaire ! Vive l’Australie !
(Erwin).



TRACKLIST:


1. On a Bus 
2. Doctor       
3. Just Keep Walking        
4. Learn to Smile
5. Jumping   

6. In Vain     
7. Roller Skating     
8. Body Language 
9. Newsreel Babies
10.Wishy Washy







The Cramps - A Date With Elvis





THE CRAMPS - A DATE WITH ELVIS (1986)
Big Beat Records
 ‎- WIKA 46 - (United Kingdom)


Premier album en studio après quatre années de silence contraint, pour des Cramps qui ont trouvé asile sur un label britannique. 

Pour la première fois, le groupe ne propose que des compositions originales, à l’exclusion de ces reprises obscures qui sont, au fil des années, devenues leur marque de fabrique. "A Date With Elvis" sera donc moins fangeux (si le son est plus clair qu’à l’accoutumée, on n’est toutefois pas chez Toto), plus joyeux également (jusque dans la parodie de l’hébétude hippie, déclinée dans un "Kizmiaz", plus tintinnabulant et mélodique que nature). 

Pour le reste, l’album se nourrit de deux principaux thèmes : la révérence aux pionniers du rock (on y cite abondamment des vers d’Elvis Presley ou Jerry Lee Lewis) pour une collection de chansons dédiées à la mémoire de Ricky Nelson, et la stratification d’atmosphères pour la plupart empruntées à l’univers du rockabilly, et où prédomine une guitare réverbérée, qui démontre amplement que Poison Ivy, le soir à la veillée, a plutôt pratiqué l’écoute attentive des œuvres complètes de Duane Eddy, que le point de croix). 

La deuxième thématique (tournant à l’idée fixe), reste le sexe, et tout ce qui gravite autour. Les Cramps n’hésitent en effet pas à poser quelques questions essentielles (" What’s Inside a Girl ?" - on m’a dit que, dedans, c’était dingue -, ou "How Far Can Too Far Go ?"). Quant à "Can Your Pussy Do the Dog?", tube absolu, endiablé, et incontournable, de la sélection, il donne, effectivement, envie d’hurler à la lune, et quelques chœurs féminins sont là pour nous y encourager. Un album à savourer l’oreille collée contre le trou de la serrure. (
Christian Larrède).



TRACKLIST:

A1How Far Can Too Far Go?4:10
A2The Hot Pearl Snatch3:16
A3People Ain't No Good3:45
A4What's Inside A Girl?3:21
A5Can Your Pussy Do The Dog?3:20
B1Kizmiaz2:59
B2Cornfed Dames5:26
B3Chicken1:39
B4(Hot Pool Of) Womanneed3:09
B5Aloha From Hell2:32
B6It's Just That Song2:32






mercredi 21 janvier 2015

Deep Purple - The Book Of Taliesyn




DEEP PURPLE - THE BOOK OF TALIESYN (1968)
Tetragrammaton Records ‎- T-107 - (U.S.A.).


A tort, la première incarnation du Pourpre Profond, connue sous l’étiquette Mark I, est souvent sous-estimée, et les trois albums qu’elle a gravés, méconnus. Pourtant, si le groupe, alors formé autour de l’ossature Ritchie Blackmore / Jon Lord / Ian Paice, complétée par le chanteur Rod Evans et le bassiste Nick Simper, cherche alors encore sa voie entre psychédélisme ambiant et Beatlesmania, il est déjà détenteur d’un sacré potentiel qui ne demande qu’à être exploité, apprivoisé.

Ce que beaucoup ignorent aussi, c’est que le Mark I a rencontré immédiatement un certain succès, notamment grâce au single “ Hush ” et notamment aux Etats-Unis. C’est justement suite aux ventes encourageantes du premier album, Shades Of Deep Purple aux pays de l’Oncle Sam que la maison de disque EMI et ses producteurs incitent le combo a retourné rapidement en studio afin d’avoir une nouvelle galette sous le bras lorsqu’il foulera le nouveau continent pour une tournée programmée durant l’automne 68. Trois mois ( ! !) à peine après avoir enregistré Shades…, la bande à Blackmore se retrouve pour mettre sur bande une seconde offrande, The Book Of Taliesyn, qui témoigne d’incontestables progrès par rapport à son aîné.

Si le style est toujours le même, mais la musique se parent désormais d’atours symphoniques et baroques, pour un résultat coloré et bariolé. Cette fois, les musiciens ont privilégié les créations personnelles et on ne retrouve au menu que trois reprises (sur sept titres, c’est encore beaucoup !), souvent transcendées par le brio d’instrumentistes de génie. Le “ Kentucky Woman ” de Neil Diamond est zébré par l’orgue de Jon Lord qui cavale de partout ; la cover de Beatles, “ We Can Work It Out ”, est précédée d’une intro superbe ; tandis que le monstreux “ River Deep, Montain High ” de Ike et Tina Turner, se voit enrichi d’une première partie grandiose et baroque, durant laquelle on pent reconnaître le thème de “ Ainsi parlait Zarathoustra ”. Le moustachu y fait merveille. D’une manière générale, il est l’homme de ce disque, comme le démontre également le très beau “ Anthem ”, qui résonne des notes égrenées par son orgue liturgique ; davantage qu’un Ritchie, toujours en quête de son identité et du Son qui fera plus tard sa renommée. Néanmoins, son jeu sur “ Shield ”, sans doute la meilleure composition du lot, porte déjà les germes de son évolution future. Son solo orientalisant annonce presque ceux qu’il délivrera avec Rainbow. On peut penser par exemple à “ Stargazer ” ou à “ Eyes Of Fire ”. Son style est encore embryonnaire mais la filiation est évidente. De même le véloce “ Wring That Neck ”, connu aussi son le nom de “ Hard Road ”, est le théâtre d’interventions acérées de l’homme en noir, écho ravageur aux claviers volubiles de Lord.

Des trois essais capturé par le mark I, The Book Of Taliesyn, s’impose peut-être comme le plus abouti. En outre, par son ambiance médiévale, qu’illustre parfaitement la pochette, démontre que la passion (obsession, diront certaines mauvaises langues !) que nourrit aujourd’hui Ritchie Blackmore ne lui est pas venu soudainement, telle une vision divine ; au contraire, il porte cette fascination pour les temps moyenâgeux et renaissance depuis toujours. Il est bon de la rappeler… (Stargazer).



TRACKLIST:
A1Listen, Learn, Read On4:02
A2Hard Road5:15
A3Kentucky Woman4:43
A4AExposition6:66
A4BWe Can Work It Out
B1The Shield6:00
B2Anthem5:29
B3River Deep, Mountain High10:05






Green Day - Dookie




GREEN DAY - DOOKIE (1994)
Reprise Records ‎– 468284-1 - (Europe)


Les années 90 auront vu une recrudescence de la montée en force de la musique rock alternative, que ce soit le Grunge, le Néo Métal ou le Punk. C’est ce dernier courant qui nous intéresse ici, et s’il est vrai que le groupe de Kurt Cobain remportait tous les suffrages en débuts de décennie, d’autres formations ont connu un succès international. Si c’est le cas avec Green Day, il faut bien avouer que rien ne laisser présager, même pas pour eux, l’impact que leur troisième album allait avoir sur le monde musical comme sur leur carrière. SiKerplunk, leur deuxième LP, avait trouvé son public et avait réussi à générer une belle quantité de vente pour le style, ce n’était pas pour autant que le groupe se destiné à la carrière qu’on leur connaît. Mais ce fut le tremplin nécessaire qui leur permit de quitter le milieu underground pour se frotter au circuit mainstream. Bien évidement ça ne fit pas que du bien à leur image mais il faut savoir prendre des risques pour aller plus loin. 

Fraîchement signé sur le label Reprise, le groupe enregistre, en trois semaines, l’album qui les propulsera au rang de valeur sur du Punk. Quand je disais que rien n’était prémédité, il n’y a qu’à se reporter à la pochette de cet album pour s’en convaincre. Ce dessin très désordonné et portant fièrement le nom de Dookie (dont je vous passerai ici la traduction, la couverture de l’album étant assez explicite à ce sujet), pas forcément très vendeur ! Mais c’est bien la musique qui réussi à générer le succès de l’album. Le turbulent trio ne semble suivre qu’une seule règle à savoir faire simple et efficace, et ça leur réussi bien. La meilleure illustration de cet état d’esprit est bien évidemment le hit Basket Case, chanson que tout le monde connaît tant elle a était matraqué sur tous les médias. Mais c’est avant tout la qualité de cette chanson qui en a fait un hit, car derrière la simplicité et l’imagerie volontairement décalée de cette chanson on trouve surtout une efficacité sans faille et une mélodie tout de suite mémorisable. Et, pour notre plus grand plaisir, l’intégralité de l’album est de cette trempe, du morceau d’ouverture (le bien nommé Burnout) jusqu’au morceau acoustique caché (All By Myslef), les californiens nous abreuvent de titres rigolards et entraînants. Cela pourrait justifier le succès du groupe mais il y a un point qu’il ne faut absolument pas négliger dans ce domaine : les textes. Car là où le groupe a aussi bien réussi son coup, c’est en faisant se sorte de devenir la voix des questionnements et manies de ses fans. Mais au lieu d’aborder ces sujets de façon négative comme la scène grunge, il a eu l’excellente idée d’y injecter une grosse dose d’humour.

Ce disque est important car si il a permis de lancer Green Day dans les hautes sphères, il a surtout permis de remettre le punk sur l’avant de la scène. Comme pour la scène Thrash des années 80, la scène punk des années 90 compte ses groupes emblématiques sans lesquels beaucoup de formations n’auraient pas vu le jour. C’est donc au côté des RancidBad ReligionNo Fx et Offspring que le groupe a œuvré pour remettre en avant le genre.

14 ans après sa sortie, Dookie est toujours aussi frais et efficace qu’à ses débuts. Ce savant mélange de mélodies et d’énergie fait encore des merveilles aujourd’hui. Gentiment punk et furieusement punk, la musique du trio ne manque ni de mordant ni d’attrait. Ce disque est un vrai bain de jouvence qui permet de se ramener à son adolescence pendant quelques minutes ce qui n’est pas désagréable. Pour tous les amateurs de ce courant musicale c’est une acquisition obligatoire. (KIOwN).



TRACKLIST:

A1Burnout
A2Having A Blast
A3Chump
A4Longview
A5Welcome To Paradise
A6Pulling Teeth
A7Basket Case
B1She
B2Sassafras Roots
B3When I Come Around
B4Coming Clean
B5Emenius Sleepus
B6In The End
B7F.O.D.
B8All By Myself






The Birthday Massacre - Violet




THE BIRTHDAY MASSACRE - VIOLET (2004)
Metropolis ‎- MET 384V - (U.S.A.)


Paru en 2004, c'est donc avec plus d'un an de retard que sort en nos contrées le premier album de THE BIRTHDAY MASSACRE. Et il aurait été plutôt dommage de passer à côté car ces cinq canadiens cultivent ici l'art de la mélodie insouciante tartinée de grosses guitares avec un certain bonheur. A la manière d'un ORGY, THE BIRTHDAY MASSACRE marie en effet le métal à toutes ces ambiances typées eighties qui font le bonheur de certains et en révulsent d'autres. Mais au lieu d'actualiser ces sonorités, le groupe a ressorti de vieilles machines au son 8 bits ou 16 bits (vous savez ces sons tirés des Gameboy!) qui ont fait le succès de la synthpop de KRAFTWERK pour sonner kitschoune à mort. Alors au final c'est comment moussaillon? Et bien c'est grand, très grand mon capitaine! 

Sans se prendre la tête, le groupe pond 13 petites bombes popisantes au charme naïf qui ne laisseront pas indifférents les fans de la grande époque de la new-wave. Tout le travail mélodique repose sur les sonorités de synthés acidulées et sur la voix de Chibi, chanteuse au timbre de petite fille qui fait merveille au sein de ce petit voyage musical. Mais attention car la naïveté apparente de l'album n'est en fait qu'un prétexte pour tisser tout un univers qui s'avère au fur et à mesure beaucoup plus sombre que prévu, schéma qui n'est pas sans rappeler certains contes chers à notre enfance. 
Tout l'album n'est en fait qu'un antagonisme géant. A la douceur sucrée de certaines parties planantes s'opposent des riffs de guitares tranchants à souhait démontrant que le but du groupe n'est pas de tomber dans la mièvrerie gratuite ("Videokid"). Aux mélodies gnan gnan viennent se greffer des parties menaçantes (l'opposition saisissante du chant entre les couplets et les refrains de "Blue"). Même le visuel du groupe est trompeur avec ces couleurs chaudes et cette ambiance cartoonesque qui cachent en fait un message bien plus glauque qu'on l'aurait pensé en y regardant de plus près (pauvre petit lapinou...) 

Mais ce qui marque surtout cet album c'est l'apparente facilité avec laquelle le groupe pond des hits: "Lovers End", "Happy Birthday", "Playdead", "Blue", "Videokid", "The Dream" (à la ritournelle introductive de guitare digne de THE CURE) entre autres vous rentrent directement dans la tête et s'avèrent d'une efficacité redoutable. Le groupe s'est par ailleurs forgé une identité assez unique en son genre où musique et imagerie (jusqu'à l'accoutrement ultra-léché des 5 gusses!) vont de paire et où la qualité musicale n'est pas mise de côté.

C'est donc un excellent boulot qui nous est proposé ici et c'est un album que je conseille vivement en guise de rafraîchissement! Seule la production un peu faiblarde et pas assez claire à mon goût vient gâcher mon plaisir! Mais malgré tout, avec "Violet", THE BIRTHDAY MASSACRE possède une carte de visite en béton! Faisant du neuf avec du vieux et ce avec grande classe, le groupe s'assure ici un avenir prometteur. A surveiller de très près... (Foofur).



TRACKLIST:

A1Prologue
A2Lovers End
A3Happy Birthday
A4Horror Show
A5Violet
A6Red
A7Play Dead
B1Blue
B2Video Kid
B3The Dream
B4Black
B5Holiday
B6Nevermind





samedi 17 janvier 2015

Marilyn Manson - The Pale Emperor




MARILYN MANSON - THE PALE EMPEROR (2015)
Cooking Vinyl ‎- COOKLP602 - (Europe)

2015 s’annonce exceptionnelle côté musique. Preuve en est, la sortie tant attendue de The Pale Emperor, le dixième album de Marilyn Manson.
Cet album est tout simplement un chef d’œuvre. Il peut dés à présent rentrer dans le panthéon des meilleurs albums sortis ces dernières années. The Pale Emperor, c’est d’abord la rencontre de deux génies de la musique que sont Marilyn Manson et Tyler Bates (nouveau guitariste du groupe de Manson). Sachant que Tyler Bates n’est autre que le compositeur des meilleures BO de ces dernières années (The Guardians Of The Galaxy, c’est lui). Il est également le compositeur atittré de cinéastes tels que Zack Snyder (300, Watchmen) ou encore Rob Zombie. C’est dire l’entourage 3 étoiles du bonhomme.
Cet album est un hommage à la culture folk, blues et rock, ainsi qu’un hymne d’amour à cette musique qui a tant contribué à la culture Nord-Américaine. Les 10 chansons ne suffisent pas à étancher notre soif auditive. The Pale Emperor est construit à la manière d’un film (l’influence de Tyler Bates, peut être) : à chaque titre son ambiance bien particulière qu’accompagne la voix très théatrâle de Manson. On retrouve cet esprit « cinéma » dans The Mephistopheles of Los Angeles où la guitare nous guide dans un Los Angeles brûlant dans lequel Manson nous surprend au détour d’une ruelle. On s’y croirait.
Warship My Wreck est LE morceau qui montre la nouvelle influence de Tyler Bates. Sans grande surprise, cette chanson aurait sa place dans un film dramatique.
Slave Only Dreams To Be King rappelle néanmoins les premières influences de l’artiste. Une batterie tribale nous rappelle étrangement les percussions des premiers albums.
Petite pause avec The Devil Beneath My Feet qui nous offre quelques minutes plus calmes au milieu de l’album avec des petits moments de grâce venus on ne sait trop d’où.  Le rythme soutenu et la mélodie nous rappellent le rock anglais des années 80.
Vient Cupid Carries A Gun, une chanson presque amusante. On imaginerait presque Marilyn Manson déambuler sous le soleil californien en faisant tout et n’importe quoi (mais si, avec un peu d’imagination). Le titre alterne guitare folk, sèche et électrique :  un des plus beaux moments de l’album.
Vous l’aurez compris, avec The Pale Emperor, Marilyn Manson semble avoir atteint le point culminant de sa carrière. C’est visiblement l’album de la maturité, mais surtout celui de la rencontre entre deux grands hommes. Peu de défauts, beaucoup de qualités ainsi qu’une grande diversité musicale : du folk, du blues, du rock ! On en regrette presque le fait de ne pas avoir baigné dans la culture américaine afin de mieux appréhender ces styles musicaux outre-atlantiques. Nous sommes à peine le 13 janvier et l’on commence déjà à remplir notre liste des coups de coeur de 2015. L’année commence bien. (The Web Tape).


TRACKLIST:
A1Killing Strangers5:36
A2Deep Six5:03
A3Third Day Of A Seven Day Binge4:26
B1The Mephistopheles Of Los Angeles4:57
B2Warship My Wreck5:57
B3Slave Only Dreams To Be King5:20
B4The Devil Beneath My Feet4:16
C1Birds Of Hell Awaiting5:05
C2Cupid Carries A Gun4:59
C3Odds Of Even6:22
D1Day 34:30
D2Fated, Faithful, Fatal4:41
D3Fall Of The House Of Death4:11




mercredi 14 janvier 2015

Red Hot Chili Peppers - I'm With You




RED HOT CHILI PEPPERS - I'M WITH YOU (2011)
Warner Bros. Records ‎- 9362-49564-6 - (Europe)

A combien de reprises les RED HOT CHILI PEPPERS ont-ils trahi leurs fans ? La première fois, ce devait être en 1989, lorsqu’avec "Mother’s Milk" ils ont odieusement délaissé les terres funky de leurs débuts pour incorporer du Metal à leur son et opérer ainsi un abominable virage fusion. L’horreur… Ce fut le premier crachat à la figure de ceux qui, obstinément, les avaient suivis et soutenus pendant cinq longues années. Six ans plus tard, ces enfoirés récidivaient avec "One Hot Minute" et décevaient tous ceux qui attendaient un deuxième "Blood Sugar Sex Magik". Cet épisode honteux est resté gravé dans les mémoires. Et nul n’a oublié l’infâme tournant pop amorcé en 1999 avec ce "Californication" qui résonne encore à l’oreille de beaucoup comme un effroyable couteau planté dans le dos par les plus terribles Judas que l’histoire ait connus. Et les années qui suivirent furent encore pires…

N’en jetez plus. Décidément, les RHCP sont bel et bien le groupe qui aura le plus martyrisé ses fans au cours de ses trente années d’existence… Si seulement ils s’en étaient tenus au bon vieux Funk déglingué de "Freaky Styley" au lieu de se renier de façon aussi méprisable ! Au moins auraient-ils disparu dignement quelque part entre 1985 et 1990. Ils auraient eu la décence de tomber dans l’oubli faute d’avoir su se renouveler mais avec l’infinie fierté de ceux qui, accrochés jusqu’au bout à leur intégrité, sombrent avec honneur et panache. Personne, aujourd’hui, ne se souviendrait d’eux. Et nous aurions ainsi échappé à la succession d’albums misérables et inécoutables que ces piètres musiciens ont eu le culot de jeter à la face du monde au fil des ans. Mais au lieu de ça, ils ont abandonné toute forme de décence et d’amour-propre en piétinant régulièrement leur public innocent.

Quelle lâcheté, quelle infamie… Lever ainsi un doigt arrogant devant ceux qui, finalement, ne leur demandaient qu’une simple et unique chose : ne pas changer, ne pas évoluer… Sortir tous les deux ans le même album, avec les mêmes chansons. Était-ce si compliqué ? Sans compter que les RHCP, ces vilains garçons, ont commis l’irréparable en s’attirant une nouvelle cohorte de fans à chacune de leurs évolutions ! Comme s’ils avaient voulu humilier un peu plus ceux qu’ils abandonnaient en cours de route… A-t-on connu pareil affront dans l’histoire du Rock ? Le groupe n’est pas seul au panthéon nauséabond des traîtres. Souvenez-vous de BOWIE, cette ordure qui violentait son public à chaque nouveau disque… Souvenez-vous des BEATLES, ces abjectes créatures qui ne cessaient de tourmenter leurs admirateurs… Heureusement qu’il existe des bons gars bien rassurants comme ceux d’AC/DC qui, eux, au moins, ont compris que la seule démarche honnête consistait à jouer sans cesse la même musique.

Décidément, les RHCP sont d’ignobles criminels. Et dire que certains leur laissent encore le bénéfice du doute ! Dire que certains apprécient encore leurs albums ! Ceux-là devraient être punis et soumis aux pires châtiments pour oser ainsi, par leur geste fou – acheter et écouter un disque de ce groupe –, faire croire que cette musique-là mérite autre chose que la poubelle la plus obscure. Et il faut les entendre pour le croire : "I’m With You" serait un disque « agréable », « pop » et « ensoleillé » (mais qui veut du soleil, de nos jours, bon sang ?). On pourrait selon eux y entendre quelques petites douceurs entraînantes et mélancoliques sans prétention, à la façon de cet "Annie Wants A Baby" où affleurent des guitares limpides, ou de ce "Monarchy Of Roses" rehaussé par des chœurs et une basse aux accents disco. Ils vous parlent du rythme trépidant de "Factory Of Faith" ou de l’ambiance triste et poignante de "Did I Let You Know" sans comprendre l’outrage dont ils se rendent ainsi coupables.

Pire que tout, non contents d’avoir osé apprécier le disque à sa sortie, ils affirment tout de go, sans plus de précautions – sans s’apercevoir que ce n’est qu’une pièce de plus à verser à leur dossier déjà épais – que cet horrible "I’m With You" se bonifie avec le temps ! Que cet album, symbole de toutes les trahisons et de tous les renoncements, tient la distance au lieu de s’effacer des mémoires comme il le devrait pourtant ! Mais qui les croira ? Qui accordera le moindre crédit à des élucubrations qui ne peuvent être issues que du cerveau le plus dérangé, le plus rétif à ce qui fait l’essence de l’art. Car qu’est-ce que l’art, si ce n’est la répétition, le clonage, la reproduction à l’identique de ce qui existe déjà ? Le changement est le mal. L’évolution, c’est la damnation. L’homme n’acquiert sa dignité qu’en refusant toute transformation ou renouvellement, mêmes infimes. Le salut, nous le savons tous, est dans la rigidité. L'immobilisme est une vertu. Tout ce qui bouge doit mourir. (Metal Nightfall).



TRACKLIST:

A1Monarchy Of Roses4:12
A2Factory Of Faith4:20
A3Brendan's Death Song5:38
B1Ethiopia3:51
B2Annie Wants A Baby3:41
B3Look Around3:28
B4The Adventures Of Rain Dance Maggie4:42
C1Did I Let You Know4:22
C2Goodbye Hooray3:52
C3Happiness Loves Company3:33
C4Police Station5:36
D1Even You Brutus?4:00
D2Meet Me At The Corner4:21
D3Dance, Dance, Dance3:45