lundi 16 mars 2015

Blur - 13




BLUR - 13 (1999)
EMI ‎- 5099962483315 - (UK & Europe).


Ça commence sur des notes au feeling soul et gospel, un titre que chacun d'entre nous aura eu l'obligeance de supporter sur les ondes, un titre qui aura, encore une fois, eu le rôle de brouiller les pistes. Puis, les premières compositions s'enchaînent, du très efficace Bugman, au génial Coffee & TV et sa basse entêtante. 

Puis, Swamp Song. Tout bascule, le rythme s'enlise, les guitares se désaccordent, l'ambiance fait penser à un coup blues un lendemain de bourre, et au fur et à mesure, la musique ouvre la porte vers le petit monde de 13. 1992, entame les hostilités. Une rythmique monotone, un chant lancinant et presque monocorde, des discrètes guitares psychés inattendues, qui finissent par se créer une place si importante qu'elles recouvrent tout autre son, et amènent tranquillement les relents punk rock de B.L.U.R.E.M.I.. 

Tout s'accélère, devient confus à nouveau, le son se cybernétise, des claviers spatiaux se creusent une place, les beats assassins de Battle viennent nous compter leurs histoires, redirigent les atmosphères, les sons changent leur peau, s'extirpent de leurs cocons pour des dissonances mélancoliques et maladives, pour tisser des toiles à la fois si suaves et si cancéreuses. Ils sont contagieux. Ils se répandent, plongent l'auditeur dans un coma musical, où le blanc est moucheté de noir, où chaque son est prolongé d'un écho distordu, où les voix et les visages s'écroulent, dès lors qu'on essaie de les cerner. 

Chaque piste, chaque note, est dotée d'une aura, elle est un pas vers un point de non retour, se figeant nécessairement dans l'esprit pour l'emmener vers des lieux agonisants et d'un noir d'encre. (Mojo).



TRACKLIST:
A1Tender
A2Bugman
A3Coffee & TV
B1Swamp Song
B21992
B3B.L.U.R.E.M.I.
C1Battle
C2Mellow Song
C3Trailerpark
D1Caramel
D2Trimm Trabb
D3No Distance Left To Run
D4Optigan 1





Killing Joke ‎– Hosannas From The Basements Of Hell




KILLING JOKE - HOSANNAS FROM THE BASEMENTS OF HELL
Let Them Eat Vinyl
 ‎- LETV005LP - 12" Blue Vinyl - (United Kingdom)

Voici un album dont je voulais vous parler depuis longtemps. L'un de mes albums favoris, l'un des albums que je considère comme un chef d'oeuvre intemporel. Un album culte. Et un groupe auquel tout ces qualificatifs conviennent tellement il a encore une carrière parfaite, variée et immense. Killing Joke, pas grand monde ne connait. Dommage quand l'on pense que ce groupe est plus grand qu'Iron Maiden, AC/DC, Metallica, Nirvana et Motorhead réunis. Si vos yeux viennent de s'écarquiller et que vous venez de lâcher cette chronique en jetant un "n'importe quoi" pensif, alors tant pis pour vous. Personne n'aura été plus constant, plus créatif, plus humain, plus flippant, plus indispensable que la bande à Jaz Coleman. Si Devin Townsend est sous-estimé, Killing Joke est ignoré, malgré son apport exceptionnel à la musique moderne. Si un jour vous aurez le droit à toute la discographie du groupe sur notre section Back To The Past, aujourd'hui nous allons prendre le temps de découvrir son offrande de 2006 -après donc trente-trois ans de carrière, le groupe s'étant formé en 1979-, Hosannas From The Basements Of Hell. Qu'est ce qui rend ce disque unique ?

Déjà, il y a ce titre, d'une puissance mystique rare. Il y a aussi cette pochette intriguante, hypnotisante, reproduction d'une oeuvre surréaliste de Victor Safonkin, peintre russe qui fait l'admiration de Jaz. Ensuite, il y a la production : l'exact opposé de ce qu'attendait le monde de la musique d'un album sorti il y a six ans. Une expérience fascinante qui a mené le groupe à enregistrer dans le sous-sol de l'enfer, un lieu étrange de recherches situé dans une ancienne cave à vin de Prague. Il parcourera le monde lors de l'enregistrement de ce chapitre, allant de l'Ouzbekistan à la Nouvelle Zélande en passant par Tai Pei et Beyrouth. Cet album sera universel, c'est dit. Et quasiment enregistré en une seule prise à chaque fois. Rock & Roll ? Non, Killing Joke. Et la musique ? Le son est riche, gras, ça dégueule, ça bave, ça cogne aussi. Aucune clarté, tout est sale, on n'enregistre pas dans un lieu comme ça pour une production à la Britney Spears. This Tribal Antidote est un réveil post punk, un retour aux racines. Coleman nous sert de guide, le chaos est partout, les mélodies apparaissent et disparaissent telles des fantômes dans une zone contaminée par une radiation nucléaire. On se sent bien à l'écoute de ce titre. Aucun danger, l'hypnose totale commence, impossible de suspecter ce qui va suivre. Et pourtant, prenez une semaine de vacances, vous ne reviendrez pas en ce bas monde avant un bon moment.

Décollage immédiat avec l'indicible morceau titre. C'est le morceau le plus dingue jamais écrit par Coleman & Co. Eruption de colère maitrisée, prière spirituelle déglinguée. Les cavalcades de guitares sont effrayantes de précision, la batterie bat au rythme du coeur qu'on est en train de vous arracher. "I'm not a murderer yet" (Je ne suis pas encore un meurtrier). Jaz Coleman et Geordie White, génies incontestables se transcendent, s'arrachent, et le souffle de vie incroyable qui s'échappe de ce morceau n'a d'égal que l'état végétatif dans lequel il vous laissera. Invocation, c'est le retour de l'influence orientale. La confirmation du génie de composition. La révélation de la grandeur de ce cru. Ces presque huit minutes passent comme une journée. Le voyage est somptueux, la musique est parfaite, salement bonne, hautement radioactive. Et pourtant touchante. Touchante comme Implosion, petit morceau énergique, punk dans l'esprit, qui implose réellement. Pour de vrai. Il éclabousse par sa classe et sa facilité déconcertante à vous hanter. Les guitares menacent, Coleman est le dieu des chanteurs et des gourous, Majestic rampe tel l'obscurité qui se fait sur la planète lors de l'extinction totale. Progressivement, vous êtes envoûtés. Ce n'est pas comme une drogue. Une drogue vous condamne à réclamer dès que vous êtes en manque. Là, ça vient se greffer directement dans votre tête. Le libérateur Walking With Gods avec son bruit étrange venu directement du ciel, le break électrique inattendu paumé dans le litanique Lightbringer, le tendu et suspect Judas Goat, chaque morceau de ce livre de la vie et de la mort va s'immiscer dans votre adn jusqu'à devenir partie intégrante de ce qui vous définit. Et lorsque vient le temps de la compréhension il est trop tard. Il n'y a plus qu'à remercier Killing Joke, Jaz Coleman, Geordie White, Paul Raven, Benny Calvert, qui viennent de donner un sens à votre vie.

Hosannas, c'est la déclaration de guerre du groupe au monde moderne, c'est l'ultime chef d'oeuvre, la perfection distillée sur neuf pistes, le souffle divin vaporisé sur la surface du monde via des chants d'une profondeur incommensurable, une musique quasi impénétrable. Hosannas From The Basements n'est pourtant pas le meilleur disque du groupe. Imaginez. Si cet opus est passé inaperçu à sa sortie -le monde commence seulement à réaliser-, 1990 à également vu le génie de Coleman s'exprimer via Extremities, Dirt, And Various Repressed Emotions, disque ultime de chez ultime en terme de tout. Posséder Hosannas quelque part dans sa discographie, vénérer Jaz Coleman, brûler des cierges pour que White ne s'arrête jamais, louer le repos éternel du très grand Paul Raven (que son âme repose en paix pour l'éternité, il l'a bien mérité), ce sont des comportement normaux lorsque l'on a essayé de près cette cuvée exceptionnelle. Vous êtes fâchés de voir que quelqu'un a trouvé plus grand que les grands du monde ? Killing Joke s'en fout, vous êtes contaminés par la beauté du divin. (Scum).


TRACKLIST:
A1This Tribal Antidote
A2Hosannas From The Basements Of Hell
A3Invocation
B1Implosion
B2Majestic
C1Walking With Gods
C2The Lightbringer
D1Judas Goat
D2Gratitude




mardi 10 mars 2015

Blur - Think Tank




BLUR - THINK TANK (2003)
Parlophone ‎- 5099962484817 - 2 LP - (UK & Europe).

Dernier acte de l’épopée blurienne, cet album a été composé et réalisé sans le guitariste Graham Coxon, qui a claqué la porte pour cause de désaccord avec Damon Albarn. Quand on connaît la carrière solo du doux binoclard, emprunte de simplicité, de tonalités folk, on comprend que l’auteur de réussites pop comme « Coffee and TV » ait ressenti une divergence croissante avec les expérimentations électro du leader. Albarn a mené BLUR vers les sonorités intéressantes de Blur (1997) puis de 13 (1999), et fait vivre depuis 1998 son concept de groupe virtuel (GORILLAZ). Ce nouvel album est en partie produit par William Orbit ou FATBOY SLIM : un terrain de jeu sur lequel Coxon ne souhaite plus s’exprimer, Think Tank se fera donc sans lui.

Think Tank – terme issu du monde politique, que l’on peut traduire par « laboratoire d’idées » ou « groupe de réflexion ». Voilà un titre bien prétentieux et ambitieux. De nombreux groupes médiocres ne se réclament-ils pas de la recherche sonore, du work in progress, et déclarent en interview « explorer de nouveaux territoires » ? Il faut que BLUR soit sacrément gonflé pour l’afficher sur la couverture : le public et les critiques l’attendront encore davantage au tournant.

L’essai est pourtant, en grande partie, transformé. Le disque est une réussite. Il parvient à juxtaposer des instruments et des sons plutôt inattendus, tout en conservant un emballage consistant, et une écriture rigoureuse.

« Ambulance », qui entame l’album, est assez fascinante : une grosse basse vibrante et glissante, qui soutient des chœurs et orgues, s’intègre ensuite à une deuxième partie plus ludique et tribale, enrobée dans une programmation rythmique inhabituelle… vraiment intéressant. Ou encore, la guitare enfantine (sorte de jouet mal accordé) sur « Jets », qui se fait rejoindre par une basse surpuissante, comme une ébauche d’exercice de style conclue par un saxophone aux envolées jazz… l’oreille ne peut que s’accrocher à ce type de petite folie.

J’apprécie également beaucoup le mariage entre la boites à rythmes de « On the Way to the Club », son clavier inquiétant, sa voix rêveuse. Et ce « Brothers and Sisters », sorte de faux hip-hop où les claviers anthropomorphiques nous font hésiter entre la danse et l’hypnose.

On ne peut pas dire qu’ils ne prennent pas de risque – le son de Parklife est bien loin…

Pas si loin que ça, quand on écoute bien : les racines pop ne sont pas oubliées avec « Out of Time » et son refrain entêtant, « Sweet Song » ou « Good Song », guitares folks ou piano, joliment écrites et aériennes. Elles font écho à certaines de leurs productions des débuts.

Les fans qui penchent du côté « college radio USA » se réjouiront du clin d’œil au succès planétaire « Song 2 » avec un « Crazy Beat » musclé et électrique, ou « We’ve Got a File on You », une minute totalement punk – hélas inutile, à ce stade de leur carrière… mais ils se font plaisir, et au sein d’un disque assez expérimental, cela montre qu’ils gardent de la distance et, donc, de l’humour.

Le reproche que l’on peut faire à ce disque porte naturellement sur une trop grande disparité des titres, un côté un brin indigeste. Pas étonnant de la part d’un « think tank ».

Les Anglais peuvent mettre fin à leur aventure avec le sentiment du devoir accompli. Rarement un groupe aussi accessible aura proposé une pop/rock aussi indépendante et exigeante. (A.T.N - FP).



TRACKLIST:

A1Ambulance5:08
A2Out Of Time3:51
A3Crazy Beat3:14
B1Good Song3:08
B2On The Way To The Club3:47
B3Brothers And Sisters3:47
C1Caravan4:35
C2We've Got A File On You1:02
C3Moroccan Peoples Revolutionary Bowls Club3:02
C4Sweet Song4:00
D1Jets6:25
D2Gene By Gene3:48
D3Battery In Your Leg3:19







jeudi 5 mars 2015

U2 - Boy




U2 - BOY (1980)
Island Records ‎- ILPS 9646 - (United Kingdom)

Chaque groupe a sa propre histoire, a ses propres débuts. Bien souvent, au début, on trouve des jeunes gens immatures, qui cherchent une voie, on reconnaît encore trop facilement au détour d'une ligne de chant ou d'un solo, d'évidentes influences. La maturité en effet, ce sera pour plus tard, et des influences, U2 n'en a pas manqué, du Punk au Rock en passant par la New Wave, tous les styles émanant de la fin des années 70. La tache n'est pas simple, succéder aux Doors, à Pink Floyd, à King Crimson et au Clash semble impossible tellement ceux-ci ont marqué l'histoire de la musique de leur empreinte à jamais.

Pourtant, après une décennie de folie, U2 ouvre la porte des années 80. Il y aura les groupes à la mode tels que les Pet Shop Boys ou INXS, et il y aura ceux qui sauront s'affranchir des modes, ceux qui restent, tels que U2. Pourtant, en écoutant attentivement, on s'aperçoit que ce que joue ce jeune groupe est relativement simple. Mais cette clarté à la guitare, et cette fougue, comme si le punk avait voulu devenir aussi mélodique que la pop en se servant du rock.

Bien que celui-ci gagne un certain succès sur scène, le groupe aura connu toutes les peines pour réussir à enregistrer son premier album. Après la sortie de plusieurs singles, il verra finalement le jour en 1980 et les quelques singles seront réenregistrés pour l'occasion. Aux Etats-Unis la pochette sera également censurée, parce que la maison de disque avait peur qu'elle soit mal interprétée.

A l'image de « I will follow », l'album est parsemé de titres énergiques, avec un son de guitare clair reconnaissable entre tous, emprunt d'une magie propre aux années 80, de textes juvéniles et d'un "U2" qui n'a encore rien du rapprochement que l'on pourrait faire avec l'avion espion américain qui s'était fait abattre en Russie pendant la guerre froide. Non, sur Boy, U2 signifie encore "toi aussi".

Au final, on regrettera seulement que le très western « An Cat Dubh » ne soit pas rattrapé par le soporifique « Into the heart ». Ou que l'excellent refrain de « Out of control » vienne vraiment trop bien se caler sur celui de « Stories for boy », et que tout cela donne légèrement l'impression que les titres se répètent quelque peu. Mais est-ce réellement un défaut lorsque l'on invente un style?

Bien entendu, Boy fait partie de ces premiers albums de U2, ceux de la belle époque, ceux qui ont mis le groupe à l'étrier. Il n'y a donc rien à craindre pour qui a (sûrement) déjà entendu un titre comme « I will follow », la qualité est belle et bien là et le petit quatuor Irlandais s'en sort déjà très bien, la suite ne fera d'ailleurs que confirmer la tendance, la fougue juvénile et l'immaturité en moins. (Chipstouille - FP).



TRACKLIST:
A1I Will Follow3:40
A2Twilight4:22
A3An Cat Dubh4:46
A4Into The Heart3:27
A5Out Of Control4:12
B1Stories For Boys3:04
B2The Ocean1:34
B3A Day Without Me3:12
B4Another Time, Another Place4:31
B5The Electric Co.4:47
B6.1Shadows And Tall Trees5:13
B6.2Untitled





mercredi 4 mars 2015

Simple Minds - Graffiti Soul


SIMPLE MINDS - GRAFFITI SOUL (2009)
Sanctuary Records ‎- 2707281 - (United Kingdom)


SIMPLE MINDS n’est plus un groupe de jeunes premiers. En effet la bande à Jim KERR a fêté en 2007 son 30ème anniversaire, deux ans après la sortie de son dernier opus Black & White 050505. Cet album très réussi a marqué le virage pop-rock des Simples d’Esprits et leur a permis de retrouver une part de notoriété, après quand même quinze ans de traversée du désert. A trente ans passés, SIMPLE MINDS n’aurait besoin que d’un dernier coup de pouce pour revenir au devant de la scène. Et Graffiti Soul, leur nouvel opus, est bien parti pour être ce coup de pouce salvateur.

On a longtemps reproché au combo KERR/BURCHILL de ne pas avoir su moderniser sa musique durant les années 90, restant coincé dans les sons typés 80’s rapidement devenu ringards. Ici, rien de ça. Graffiti Soul est un album de rock très inspiré, entre tempo rapide et ambiances sophistiquées. Black & White 050505 avait annoncé la couleur avec ses sonorités à la U2, et Graffiti Soul continue dans cette voie, mais en plus « brutal » (les guillemets sont de rigueur).

En seulement 42 minutes, SIMPLE MINDS nous offre dix décharges électriques, 10 morceaux terriblement accrocheurs, relativement courts (entre trois et cinq minutes). Et chacun avec un potentiel radiophonique indiscutable, dans le sens positif du terme j’entends. Les hits « Rockets » et « Stars Will Lead the Way » nous le prouvent, démarrant au quart de tour, avec le son cristallin qui fit tant le succès du groupe. Des titres comme « This is It » ou « Graffiti Soul » sont emportés par la même énergie, enthousiaste et accrocheuse. « Kiss & Fly » à la construction plus complexe, et « Blood Type O » au tempo plus lent, apportent une énergie différente mais toujours prenante. Pareil pour le trop court « Shadows & Light » avec des riffs proches du metal à certain passages, petite réussite dans son genre.

Mais les deux sommets du disque sont sans conteste « Moscow Underground » et « Light Travels ». La première ouvre le disque avec un basse très puissante, qui domine les cinq minutes du titre. Les frissons et une étrange sensation de vertige vous envahit à l’écoute de cette envolée de claviers ambient absolument divins en guise de final. A défaut d’être plongé dans le Moscou Underground, on plane dans un espace temps incertain, mystique, stellaire. Sublime de bout en bout.
Quant à « Light Travels », il s'agit de la chanson la plus calme du disque, mais le refrain la redynamise avec une force absolument grandiose, lumineuse (en rapport au titre). Notes de guitare cosmiques, claviers tout autant spatiaux font de « Light Travels » l’un des plus beaux morceaux écrits par SIMPLE MINDS depuis bien longtemps.

« Graffiti Soul » est un album très énergique donc, un brillant mélange entre guitare et synthés sophistiqués. Très rock par moment, comme sur « Stars Will Lead the Way », « Shadows & Light » et « Rockin’in the Free World », reprise d’une chanson mythique de Neil YOUNG sur son album Freedom (1989). Personnellement je préfère de loin la version originale, meme si ladite reprise demeure très bonne. Quant à Jim KERR, le temps n’a pas de prise sur sa voie reconnaissable entre mille, identique à celle des chef-d’œuvres comme « Waterfront », « This is Your Land » ou « Belfast Child ».

SIMPLE MINDS renoue avec le succès grâce à cet album, et il faut reconnaître que ce retour en grâce n’est pas démerité tant l’enthousiasme de Graffiti Soul est palpable. Et ce ne sont pas quelques défauts, comme sa courte durée, ou l’absence d’un titre plus long et émouvant à l’instar de « Dolphin » sur l’opus précédent, qui vont faire office de talon d’Achille de ce disque. SIMPLE MINDS, papys du Rock et de la New Wave, est décidemment en grande forme, et bien au-dessus de beaucoup de jeunots actuels.

Allez les Vieux, continuez à nous en pondre des albums comme ça ! (SUNTORY TIME - FP).



TRACKLIST:


A1       Moscow Underground
A2       Rockets
A3       Stars Will Lead The Way
A4       Light Travels

B5       Kiss And Fly
B6       Graffiti Soul
B7       Blood Type O
B8       This Is It
B9       Shadows And Light (Bonus Track)

C1       Rockin' In The Free World
C2       A Song From Under The Floorboards
C3       Christine
C4       Get A Grip
C5       Let The Day Begin

D6       Peace, Love And Understanding
D7       Teardrop
D8       Whiskey In The Jar
D9       Sloop John B









Simple Minds - Rocket from Friedrich Mary on Vimeo.